L’élu estime que la convention signée, mardi, repose sur la réalisation de la gare du métro automatique du Grand Paris à Gonesse. « Alors qu’aucun calendrier stable n’est donné pour la réalisation de la branche entre Roissy-CDG et La Défense, le gouvernement vient de relancer un projet qui ne fait que renforcer les incertitudes pour notre territoire », affirme Jean-Pierre Blazy.




Eh bien, tout cela vous laisse sans voix, visiblement.
Voici donc les propositions des Nouveaux Ecologistes du TREFLE concernant la liaison avec Roissy. Nos candidats auront le plaisir de les défendre lors des prochaines élections.
Il faut évidemment une réorganisation interne de CDG, notamment au niveau de la déco et de la signalétique. Dans un aéroport international, ce ne serait pas une insulte contre la francophonie de mettre les infos en anglais, Y COMPRIS DANS LES LIGNES RER DESSERVANT LA PLATTEFORME AEROPORTUAIRE.
Et des infos en anglais, cela veut dire des infos en anglais, cela ne veut pas dire des infos en anglais toutes petites et illisibles avec des infos en espagnol, en deutchte et en portugais et des pericoloso sporgersi en dessous des infos en français. Capiche ?
Ce point étant noté, il serait bon de donner une identité à l’aéroport. Lorsque vous arrivez à Philadelphie, vous avez des cloches de l’indépendance et des gravures de Benjamin Franklin partout, lorsque vous arrivez à Nashsville, il y a des notes de musique et des guitares partout. Dans de nombreux aéroports il y a une identité.
A Paris, rien. Que dalle : Ambiance années 70, les films avec Belmondo qui revient de nouillorque dans les premiers jumbo jets. Cela faisait rêver en 1971, maintenant, cela ferait plutôt pleurer.
Il ne s’agit pas de défoncer les aérogares à coup de marteau-piqueurs, mais mettre des photos des sites historiques de Paris dans les couloirs, des maquettes, des hologrammes, des vidéos, un mobilier d’aéroport qui rappellerait le mobilier urbain Haussmanien (en plus confortable, bien sur), cela ne coûterait pas très cher. (Fontaines Wallace, colonnes Morris, balustrades style Guimard, art nouveau et nouille-art décliné avec humour pour éviter le kitsch, charte graphique et vestimentaire pour les commerces, personnel choisi, vous voyez ce que je veux dire…)
Et il faudrait aussi des boutiques avec des croissants, et des kiosques de fleuristes dans les zones de débarquement, pour mettre les voyageurs dans l’ambiance.
Paris, c’est d’abord une atmosphère, et ce n’est pas les admirateurs d’Arletty qui me démentiront.
Ensuite, il faudra signer une charte avec la SNCF pour lui faire dégager toutes les vielles rames improbables qui rouillent sur les voies de garage depuis la libération de Paris, et tous les tas de traverses dégueulasses qui pourrissent à coté des voies.
Aux endroits où les voies passent dans des paysages industriels sinistrés ou bien devant des barres pustulées de paraboles : rideaux de peupliers sur trois rangs, vite fait.
Dans les zones pavillonnaires traversées par le CDGexpress : convention avec les proprios ou expropriations pour faire dégager les jardins pleins d’épaves de bagnoles (avec une préférence pour la deuxième solution). Toilettage des façades et des toitures avec panneaux solaires et des tuiles à la place des tôles ondulées style favellas, voire relookage avec chaume et faux croisillons de bois style néonormand. Et pour les grand terrains : vaches et moutons, le touriste doit en avoir pour son argent. (Les puits factices en pneus et les nains de jardins sont à éviter, de toute façon on ne les verra pas des voitures)
Pour les zones de petit habitat urbain : chasse aux enseignes illégales de kebabs, convention avec les proprios ou expropriations pour faire dégager le linge qui pendouille aux fenêtres dans le style Napolitain. Il faut des cafés qui aient l’air de cafés, pas de bar à chichas, et des boulangers avec des belles baguettes en vitrine, pas de pizzas et de taxisphones servant au blanchiement. (allez blanchir trois rues plus loin, pas de problème, mais que cela ne soit pas visible du train)
Et évidemment, enlèvement immédiat des affiches commerciales hideuses visibles de la voie, à l’exception des annonceurs ayant passé une convention.
J’oubliais l’extermination sans pitié des « tags » et des «tagueurs ». Que la police ne puisse pas serrer des dealers discrets qui planquent une demi-barrette dans leur bennouze, je veux bien le comprendre, ce n’est pas facile, mais que l’on n’arrive pas à mettre hors-circuit des types qui passent des heures sur les voies à peaufiner des graffitis gigantesques et hideux, en défonçant en même temps la couche d'ozone, j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Il faudrait peut-être agir, et nous proposons de commencer sur les voies qui vont à Roissy.
En ce qui concerne les picks et le clodos, étant donné que les juges vont les libérer immédiatement, nous proposons de les libérer aussi, mais pas n’importe où : nous proposons d’ouvrir un centre de garde à vue dans les champs paumés à l’est de la Seine-et-Marne, dans une zone non desservie par le train et le bus, et de remettre en liberté les contrevenants et les délinquants là-bas. Au moins, pendant qu’ils marcheront pour revenir, ils ne nuiront pas dans l’aéroport. Et si leurs complices viennent les attendre en voiture, au moins, ils paieront l’essence, et ce sera l’occasion de contrôler leur voiture, et des distribuer les prunes, voir de saisir leurs poubelles roulantes et de les envoyer à la casse. Cela n’éradiquera pas le problème, mais –croyez-moi-, cela va le diminuer sérieusement.





Il est vrai que l’argent qui sera placé dans le CDG Express n’ira pas dans le Supermétro.
OK. Difficile de nier cette évidence.
Néanmoins, le Supermétro, en admettant qu’il se fasse, c’est pour après-demain. Pour des raisons qui sont assez difficiles à expliquer et qui tiennent à de multiples facteurs et notamment la démission des élus devant la technocratie, il a fallu 20 ans par exemple, pour lancer les travaux de la « Tangentielle », ALORS QUE LES VOIES EXISTENT. (La grande ceinture). Pour faire passer le RER C dans le 16ème, il a fallu 25 ans, alors que les voies existaient aussi (la petite ceinture) et évidemment, comme les résidents de l’avenue Foch ne voulaient pas que les prolos de l’est et du 9-5 viennent prendre le RER porte Dauphine, la station de la porte Dauphine du RER C a été baptisée « Avenue Foch » et les banlieusards son obligés de sortir dehors, de faire 100 mètres sous la pluie, et de redescendre dans le métro à la station « Porte Dauphine » pour continuer leur chemin, parce qu'il n'y a pas de passage entre les deux. (Quelqu’un me souffle que c’est DSK qui a eu cette idée, mais non, il n’était pas élu du 95 à l’époque…) (idem pour l’interconnexion entre les RER A et le RER C : les deux lignes se croisent à la porte Maillot, mais pour vous rendre à la Défense, vous repasserez : pas d’interconnexion !)
Je ne comprends pas : lorsqu’il a fallu faire passer le tramway entre Villiers-Le Bel et la gare de Villiers-Arnouville, en un an, les voies étaient posées et les machines à vapeur ronflaient dans les voitures ! Et pourtant, c’était à la fin du 19ème siècle, il a fallu tracer les voies à la pelle et à la pioche !
Donc avec la volonté forgée dans la guimauve des décideurs, ajoutée à la crétinerie congénitale des écolos-gauchos, et la puissance du lobby routier, il faudra bien 20 ans pour voir les premiers tickets validés dans les tourniquets du Supermétro. (et encore, je suis optimiste…)
En attendant, on a un problème : des touristes viennent du monde entier faire le voyage de leur vie à Paris, et ils arrivent à Roissy dans un aéroport merdique, éclaté, sans aucun caractère particulier, où ils sont accueillis par des nuées de pickpockettes roumaines, et doivent demander leur chemin aux clodos qui errent en poussant leur caddie.
Il font la queue dehors dans le froid pour se disputer quelques taxis râleurs, et ils se font pigeonner par des voitures libres, et pour ceux qui tentent le RER, il faut au moins une demi-heure pour obtenir son ticket aux distributeurs,(ne pourrait-on pas leur offrir?) et ensuite s’est la plongée dans le tiers-monde, les familles de japs et de ricains tirés à quatre épingles se serrent avec les banlieusards et font une visite des zones industrielles merdiques du nord-est, avec une litanie de graffitis immenses et dégueulasses sur des voies de garages dévastées. Ils rêvaient de Versailles et du Louvre, ils traversent le Bronx. Ensuite, à l’arrivée Gare du Nord, ils découvrent Harlem dans le sous-sol, et ceux qui retrouvent leur portefeuille par un pur hasard peuvent enfin se rendre à leur hôtel.
Cela ne va pas.
On a perdu l’industrie, on va perdre les emploi de bureau délocalisés en Inde avec internet, le nucléaire ne se porte pas très bien, si on perd en plus les touristes, on est cuits : dans dix ans les collégiennes qui essaient de bosser en ce moment dans les collèges du Val d’Oise pour obtenir un diplôme seront obligées d’aller faire les p… dans les émirats pour faire vivre leur famille restée en Ile de France. C’est ce que vous voulez ?
Donc il faut vite fait faire rouler des trains dédiés à la desserte de Roissy, au départ de la gare du nord ou de l’est, peut importe, mais des beau trains classieux comme ceux qui vont de Dulles à Washington, avec hôtesses et personnel d’information, et croissants et sourires offerts aux touristes chinois. Et si on peut faire ensuite passer ces trains par les voies du RER E vers la Défense, pourquoi pas ?
Il y en a marre des élus geignards qui rament à contre-courant et qui marquent des points contre leur propre camp ! Il y a urgence ! Vous voulez que l’on vous le dise en quelle langue, en chinois ?





Contrairement à ce qu'affirme JP Blazy, la gare de métro automatique du Grand Paris à Gonesse (plus précisément en plein champ sur le Triangmle de Gonesse) ne serait pas "au service des habitants et des territoires". Elle serait au service du groupe Auchan, que cette gare payée avec de l'argent public favoriserait au détriment de la concurrence et des emplois dans les autres centres commerciaux. En effet cette gare aurait pour fonction d'amener les clients d'Auchan directement au pied de son centre commercial et de loisirs géant Europa City ! Un bon exemple d'argent public ne profitant pas à l'intérêt général mais à la très grande distribution !
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